Avec 3 magasins dans le Nord de la France, baptisés Florence, Vincent Baudry propose une offre de maroquinerie haut de gamme. Dernièrement celle de Boulogne-sur-Mer a adopté le nouveau concept maison lancé en 2007. Visite.
Depuis quand vendez-vous de la maroquinerie ?
Vincent Baudry : C’est une histoire de famille. Ce sont mes parents qui ont ouvert la première boutique en 1959 à Saint-Omer. L’enseigne Florence (du nom de la sœur de Vincent) est née en 1972 à Boulogne-sur-Mer. Aujourd’hui encore, nous sommes une société familiale dont je suis le président . Ma sœur Florence tient la boutique la plus importante (Boulogne), et l’un de mes frères, Gérard Darel, est responsable de Saint-Omer et aussi notre étalagiste en chef. Nous collaborons fréquemment avec un autre frère, Marc, qui possède une superbe unité indépendante sur Douai. J’ai également un neveu, Renaud, qui possède ses propres points de vente.
Parlez-nous du concept Florence ?
Nous l’avons développé avec l’agence parisienne AKDV. Le cahier des charges était clair. Nous voulions une ambiance haut de gamme pour coller à notre offre (Longchamp, Lancel, Furla, Lupo, Le Tanneur …) mais qui ne soit pas élitiste et nous voulions être différents. Les couleurs choisies sont, outre le blanc, des touches de mauve et de vert. Le mobilier est fonctionnel avec de grandes armoires où nous logeons les collections par marque. Nous travaillons alors par teintes avec un assortiment qui change tous les 15 jours. Celui-ci est notre souci premier et nous sommes très vigilants. Nous avons du bagage et nous veillons à ce qu’il ne vienne pas dénaturer le côté fashion du magasin. Il y a aussi toujours un coin cosy avec des chaises, des canapés. Notre formule se résume à APL : A pour accueil, P pour proposition (l’idée est d’aiguiller les clientes et de leur proposer une sélection) et L pour liberté (une cliente doit pouvoir repartir sans acheter).
En tant que détaillant, avez-vous des « trucs et astuces » pour optimiser vos lieux de vente ?
Il faut faire attention à ne pas mettre plus de produits qu’il n’en faudrait. Il ne faut pas polluer le regard mais plutôt privilégier l’esthétique, quitte à ne pas sortir tous les coloris d’un modèle. Ensuite, nous laissons aussi les respirations entre les marques. Nous avons aussi toujours des petites vitrines fermées, comme en bijouterie, qui nous permettent de réaliser des ventes additionnelles et nous proposons de la petite maroquinerie. Enfin nous essayons, dans la mesure du possible, de raconter une histoire, de travailler les couleurs. Comme dans les grands magasins, nous avons des petits cadres qui racontent ou donnent des informations sur la marque ou une nouvelle ligne. Nous donnons le maximum d’informations produits et merchandising à nos équipes de vente, qui se doivent d’être professionnelles.